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Protection solaire : le grand débat !

Par Chamss Bachiri
Modifié le
Lecture: 4 minutes

Chaque été arrivant, nous avons droit à notre lot de critiques, tant sur le solaire conventionnel que sur le solaire bio. Alors comment ça marche ? Quelles sont les différences ? Quel type de protection choisir ?



 

Ce que l’on entend par protection :

On nous rabache assez qu’il est indispensable de se protéger pour des raisons de santé publique, je ne vais donc pas m’étendre sur ce sujet. Mais se protéger de quoi, au fait ? Les UVA et les UVB bien sûr ! Les UVA, moins nocifs, provoquent un vieillissement prématuré de la peau. Les UVB, quand à eux, sont à l’origine des coups de soleil. Les 2 conjugués sont incriminés en majorité dans les cas de cancers de la peau et le développement de mélanomes.

Filtre chimique ou minéral : le débat d’innocuité et d’efficacité

Comment se protège t’on alors? En restant à l’ombre? Pourquoi pas ! Mais, l’été risque d’être un peu triste … Chapeau, tee-shirt, parasol. Oui, bien sûr, mais c’est là que notre crème solaire entre dans la classe des soins indispensables. Et c’est à ce moment que tout se complique : devant la multitude de soins protecteurs, lequel choisir ?

 

Filtres UV minéral – largement utilisés dans la cosmétique naturel bio

On utilise le dioxyde de Titane et l’oxyde de Zinc qui vont refléter la lumière.
L’oxyde de Zinc serait sans risque pour nous, mais non dénué de toxicité pour les organismes aquatiques.
Le dioxyde de titane quand à lui, peut présenter un risque lorsqu’il est inhalé en grande quantité sous forme de poudre. Il ne présenterait donc aucun risque en application et en ces concentrations.
Et comme nous n’avons pas l’intention d’ingérer nos fameuses crèmes solaires, pas de soucis !

Et bien une question se pose encore : si vous avez eu l’occasion de tester une crème solaire avec ce type de filtre, vous avez due noter qu’après application, votre teint était un peu blanchâtre. C’est pour contrer ce phénomène que les fabricants ont commencé à microniser les pigments de manière à garder une protection optimale tout en fluidifiant les crèmes.



Arrive donc le terme de nanoparticules, qui n’est rien d’autre qu’un pigment dont la dimension n’excède pas 100 nanomètres. Passent ou passent pas la barrière cutanée ? Normalement non. Le problème se poserait tout de même pour des peaux fragilisées (eczéma, petites coupures …). Des études sont encore en cours. Les dernières datant de 2006 confirmeraient le fait que même en cas d’absorption de pigments par la peau, cela resterait sans danger.

Notons également qu’Ecocert vient de rajouter à son référentiel l’obligation des fabricants de ne plus utiliser de nanoparticules à compter du 31/12/2010 au cours de fabrication.

 

Les filtres de synthèse moins dangereux ?

Et bien non ! Loin de là. Les crèmes solaires de fabrication conventionnelle sont composées d’une association de plusieurs filtres chimiques qui absorbent la lumière. Certains n’ont pas bonne réputation : on les dit perturbateurs endocrinien (qui déséquilibre le système hormonal), d’autres sont potentiellement cancérigènes ou avec un fort pouvoir allergisant. De plus, ils seraient moins stables que les écrans minéraux. Voilà pourquoi, lorsque c’est une protection conventionnelle que l’on choisi, il ne faut surtout pas oublier d’en remettre toutes les heures, contrairement aux filtres minéraux qui sont efficace jusqu’à 3 heures d’affilée et plus résistantes à l’eau.

 

Et qu’en dit la planète ?

L’accusation la plus grave se tourne, là encore, contre les filtres chimiques. N’étant pas biodégradables, ils provoquent le blanchiment puis la mort du corail. Le biotope marin est donc particulièrement menacé.

 

Que choisir alors !

Si vous avez lu cet article en entier, votre propre opinion est faite. Le dernier conseil en matière de choix, serait de bannir :

Les filtres synthétiques reconnus pour être les plus dangereux
L’alcool, pour son effet de photosensibilisation
Les nanoparticules

 

Nouveauté en crème solaire bio

Natur&sun propose une crème solaire, sans nano-particules et biodégradable à 100% teinté naturellement. Un bon compromis !

 

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