La semaine, en janvier, où tout semble plus lourd.
Les réveils piquent, la motivation disparaît sans prévenir, l’humeur est en demi-teinte. Rien de dramatique, mais rien de fluide non plus. On avance, mais au ralenti. Et on se demande parfois ce qui cloche.
On l’a baptisée Blue Monday. Officiellement, ce serait le jour le plus déprimant de l’année. Officieusement, c’est surtout cette semaine-là qui pèse. Et si le concept fait débat, le ressenti, lui, est loin d’être imaginaire.
L’idée clé : ce n’est pas un jour précis qui est difficile, mais une accumulation. Fatigue, pression, reprise brutale… janvier concentre tout, au moment où l’énergie est la plus basse.

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- Ce n’est pas « dans votre tête » : pourquoi cette semaine est objectivement difficile
- La fin des fêtes : une retombée émotionnelle plus qu’un simple retour à la routine
- Pourquoi la pression de janvier tombe au pire moment
- Blue Monday : un concept discutable, mais un ressenti bien réel
- Pourquoi cette période touche particulièrement les femmes
- Comment y résister sans se forcer à aller bien
- 1) Arrêter de traiter janvier comme un mois de performance
- 2) Introduire du ralenti, même en petite dose
- 3) Diminuer les injonctions, pas l’estime de soi
- 4) Accepter que le moral soit fluctuant
- Et après ? Penser janvier autrement
Ce n’est pas « dans votre tête » : pourquoi cette semaine est objectivement difficile
Contrairement à ce que laisse entendre le terme Blue Monday, le malaise ne se concentre pas sur une date isolée. Il s’installe progressivement, souvent dès la mi-janvier. Une fatigue diffuse, plus mentale que physique, qui n’a rien d’un simple coup de blues.
| Ce qui pèse en janvier | Pourquoi ça impacte le moral |
|---|---|
| Fin des fêtes | Chute émotionnelle après une période intense |
| Manque de lumière | Impact direct sur l’énergie et l’humeur |
| Reprise brutale | Aucune transition entre pause et obligations |
| Pression du « nouveau départ » | Sentiment d’échec prématuré |
La fin des fêtes : une retombée émotionnelle plus qu’un simple retour à la routine
Décembre est souvent intense. Trop, parfois. Repas, sollicitations, organisation familiale, charge mentale décuplée… puis, soudain, le calme. Les lumières disparaissent, l’agenda se resserre, et le quotidien reprend sans période tampon.
Ce contraste crée une retombée émotionnelle. Pas forcément de la tristesse franche, mais un manque. Moins de moments partagés, moins d’excitation, moins de chaleur symbolique. Le corps suit, l’esprit aussi.

Pourquoi la pression de janvier tombe au pire moment
Janvier arrive avec son lot d’injonctions : reprendre le sport, mieux manger, être plus organisée, plus performante, plus sereine. Comme si l’année devait être réussie immédiatement.
Le problème, c’est que cette pression arrive quand l’énergie est au plus bas. Résultat : un sentiment diffus d’être déjà en retard. Pas parce que l’on a échoué, mais parce que l’on se compare à une version idéalisée de soi-même, totalement hors contexte.
Ce piège est courant : croire que le malaise vient d’un manque de volonté, alors qu’il vient surtout d’un excès de pression.
Blue Monday : un concept discutable, mais un ressenti bien réel
Mettons les choses au clair : le Blue Monday n’est pas une vérité scientifique. L’idée repose sur une équation popularisée il y a plusieurs années, largement critiquée depuis.
Mais si ce terme continue de circuler, ce n’est pas par hasard. Il met un mot sur quelque chose de flou, que beaucoup ressentent sans parvenir à l’exprimer. Il ne crée pas le malaise, il le révèle.
Pourquoi cette période touche particulièrement les femmes
Cette semaine de janvier est souvent plus éprouvante pour les femmes, non pas par fragilité, mais parce qu’elles portent encore majoritairement la charge mentale du quotidien.
Après les fêtes, tout repart d’un coup : travail, école, organisation familiale, logistique invisible. À cela s’ajoute l’injonction silencieuse à « bien gérer », sans montrer de fatigue. Ce décalage entre ce que l’on ressent et ce que l’on montre crée une lassitude profonde.

Comment y résister sans se forcer à aller bien
Changer d’objectif : il ne s’agit pas d’aller mieux à tout prix, mais de traverser cette période sans s’épuiser davantage.
1) Arrêter de traiter janvier comme un mois de performance
Janvier n’est pas un sprint. C’est un sas. Reporter certaines résolutions n’est pas un échec, c’est une adaptation saine.
2) Introduire du ralenti, même en petite dose
Un soir sans obligations, un matin sans écrans, un moment non négociable pour soi. Ces micro-pauses ont un impact réel sur le moral.
3) Diminuer les injonctions, pas l’estime de soi
Être exigeante avec soi-même n’implique pas de se malmener. Cette semaine-là, tout ce qui n’est pas essentiel peut attendre.
4) Accepter que le moral soit fluctuant
Le plus fatigant, ce n’est pas d’aller moins bien. C’est de croire que l’on ne devrait pas. Reconnaître une baisse de régime permet souvent de la traverser plus sereinement.
À retenir : tenir cette semaine sans se juger, c’est déjà beaucoup. Et largement suffisant.

Et après ? Penser janvier autrement
Cette période inconfortable peut aussi devenir un signal. Non pas pour tout changer, mais pour ajuster. Revoir son rythme, ses attentes, sa manière d’aborder l’année.
Le moral n’est pas une ligne droite. Janvier n’est qu’un passage. Pas une définition.








