Être parent ou les folles épopées nocturnes

Le 8 septembre 2012
Être parent ou les folles épopées nocturnes

tre parent ou les folles %C3%A9pop%C3%A9es nocturnes - Être parent ou les folles épopées nocturnesQuand on devient parent, il y a énormément de choses qui changent.

Oui énormément. Mais le truc qui ne sera plus jamais pareil, c’est bien la nuit. Tu as beau avoir déjà eu des enfants, je ne sais par quel miracle quand tu attends un nouveau bébé tu arrives encore à te dire «c’était pas si terrible que ça, ça ne dure par si longtemps que ça…». Ah le cerveau humain, drôle de bête. Mais t’inquiète pas le nouveau bébé en question te rafraîchit très vite la mémoire, et là c’est trop tard, il est là, il est bien là et il braille.

Et oui. C’est bien fini. Fini les soirées avec la télé à fond, fini les soirées où tu vas te coucher avec Chéri-Chéri en riant, où tu peux faire des câlins ou des batailles d’oreillers (je reste soft hein, mon blog est tout public). Oui c’est fini, maintenant tu es parent. Et tes soirées ce sera plutôt, un timing à respecter pour espérer avoir la paix à partir de 20h, piscine municipale dans ta salle de bain à 18h30 et bien sûr le repas (ou plutôt les repas, parce que bien entendu personne ne mange la même chose).

Ta petite victoire sera d’avoir réussi à sortir de la chambre du lardon après l’avoir couché, sans que la sirène d’alarme ne se mette en route à peine le seuil de la porte franchi.

Si c’est le cas, tu redescends victorieuse, encore plus fière que si tu avais été élue prix Nobel de la paix. Et là ce n’est pas fini parce-qu’après c’est l’oeil sur la caméra de surveillance (ou l’oreille collée à l’écoute-bébé, au choix) : » c’est bon il ne bouge pas », « ah si il se retourne », « merde il a perdu sa tétine », « c’est bon il l’a retrouvée ». Bref t’as plus besoin de regarder de films d’action, et là tu te dis que t’aurais pas dû acheter un écran 127cm, puisque tu regardes toute la soirée un micro écran de 2 pouces et demi.

Dans le meilleur des cas donc, bébé s’endort paisiblement, toi tu finis de ranger le bordel, la maison, tu vas te coucher comme un moine ayant fait voeux de silence, et surtout, surtout tu fais bien attention de ne rien faire tomber par terre, de ne pas claquer les portes et de ne pas réveiller ta grande parce qu’après tu sais que c’est l’effet domino, parce que là tu le sais que tu serais foutue. A ce moment là il n’y aurait guère qu’une araignée de 20 cm d’envergure qui pourrait te faire émettre un son. Et avec beaucoup de chance ton petit poulet tu ne le revois que demain matin.

Mais, et oui il y a un mais, des fois ça se passe mal, mais vraiment très mal. Alors je vais te passer les détails des pleurs, des vérifications de base (couche, température, gencives…), de l’heure qui passe et du calcul savant que tu fais à chaque fois que tu regardes ta montre pour savoir combien de temps, si tu t’endormais tout de suite, il te resterait avant d’entendre ton réveil sonner. Oui je vais t’épargner cela, parce que quelque chose me dit que tu connais très bien. Alors non les nuits ne seront plus jamais les mêmes. Et lorsque dans un accès de désespoir à 4h du matin, tu vas consulter internet pour trouver un semblant de début de solution tu tombes là dessus : Si votre bébé pleure dans son lit «Contentez-vous d’aller jeter un coup d’œil, comme vous en avez souvent l’habitude. Si votre enfant pleure, allez le voir. Caressez son dos et dites-lui que tout va bien, mais qu’il est temps de dormir. Ne le prenez pas dans les bras, ne le câlinez pas. Soyez douce, mais ferme. Quittez la chambre. Attendez environ 5 minutes, puis jetez à nouveau un coup d’œil. Répétez ainsi l’opération jusqu’à ce que votre enfant se rendorme, en espaçant de plus en plus vos visites dans sa chambre.» C’est toi qui a envie de pleurer ! Ils ont des enfants ceux qui écrivent ça ? Vraiment ? Ou alors tu t’es trompée ? c’est une notice pour un robot de cuisine ?

Mais après tout, faut pas t’en faire, tu oublieras vite, et même que tes hormones te pousseront à re-signer pour en baver.

Et toi tes nuits de jeune parent, c’est plutôt Titanic ou Un long fleuve tranquille ?

Caroline Escalon