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Les expos à ne pas manquer cet automne …

Par Samia A.
Modifié le
Lecture: 9 minutes
© DepositPhotos

Musées Guimet, Hotel de ville, Musée Picasso, Musée Rodin, Studio Harcourt, Centre Pompidou
Expos incontournables



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Parmi les nombreuses expositions que nous proposent les hauts lieux de la culture parisienne cet automne, il a bien fallu choisir…

Les 6 expos qui ont plus particulièrement retenu notre attention sont donc :

 

L’exposition PERSPECTIVES au STUDIO HARCOURT

 

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Perspectives, est la première exposition temporaire organisée par Studio Harcourt dans son nouvel espace d’exposition.

Un événement inédit où les objets et figures insolites prennent vie dans un lieu d’exception.

 

Harcourt, laboratoire d’expérimentations photographiques.

Reconnu depuis 1934 pour ses portraits de stars sublimés par un travail de lumière unique, Studio Harcourt dévoile avec l’exposition « Perspectives », son laboratoire d’expérimentations. Aux côtés des mythiques portraits, les visiteurs pourront découvrir des photos inédites allant au-delà des conventions photographiques qui ont fait la notoriété du Studio.

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Un pot de moutarde Maille sublimé par la lumière Studio Harcourt

 

Yue Minjun Studio Harcourt Paris f4d41

l’artiste Yue Minjun et son éclat de rire

 

DOC GYNECO en MARAT dans sa baignoire Studio Harcourt 18de1

un Doc Gynéco en célèbre révolutionnaire assassiné 

 

Les œuvres exposées offrent un parcours de visite insolite au cours duquel Studio Harcourt se dévoile sous un tout autre éclairage.

Avec ces images, Studio Harcourt questionne l’histoire de la photographie : L’art du portrait peut-il être autre que figuratif ? Les objets ont-ils une aura ? Couleurs, pose, lumière… Comment Studio Harcourt et son savoir-faire magnifient-ils les sujets figés ou animés ?

Perspectives rend hommage à la créativité des photographes qui ont su faire de « la photo Harcourt », un cliché impertinent et moderne traversant les décennies.

 

Perspectives – Studio Harcourt Paris

6, rue de Lota 75116 Paris

Du 24 septembre 2016 au 23 janvier 2017

Mercredi, vendredi et samedi de 10 h -18h.

Entrée : 7€

JADE, DES EMPEREURS A L’ART DECO au Musée National des Arts asiatiques Guimet 

 

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Depuis les empereurs de Chine qui le considéraient comme parure naturelle, jusqu’aux plus grands joailliers de Paris, Londres et de New York qui le sublimèrent au 20e siècle à travers leurs créations Arts déco inspirées par le goût chinois, le jade demeure cette pierre éternelle et mythique, objet de fascination et de pouvoir absolu pour le souverain.

Du 19 octobre 2016 au 16 Janvier 2017 le Musée National des Arts Asiatiques Guimet sert d’écrin à une superbe exposition constituée de 330 pièces exceptionnelles, réunies pour la première fois en France, émanant de 15 institutions prestigieuses nationales et internationales dont le Musée national du Palais de Taipei.

Expression majeure de la civilisation chinoise et matériau aux multiples facettes, qualifié de « belle pierre », ou d’« image de la bonté » par Confucius, le jade s’inscrit dans l’histoire la plus ancienne de l’art chinois. Une tablette de la culture néolithique de Longshan (2300 – 1800 avant notre ère) évoque le précieux lapidaire qui accompagna l’empereur Qianlong toute sa vie, faisant graver poèmes et sceaux sur les plus beaux jades de sa collection.

 

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Disque bi à décor de natte
Chine
Dynastie Han de l’Ouest (206 av. J.-C. – 9 ap. J.-C.) Jade
Musée national du Palais, Taipei, Guyu 569
© Musée national du Palais, Taipei 

L’exposition s’attache à restituer le jade depuis son origine durant son épopée historique et géographique et aborde sa dimension symbolique, esthétique et scientifique.

Une exposition qui réunit deux prestigieuses collections impériales chinoises jamais réunies jusqu’alors : celles du Musée national du Palais de Taipei et celles du Château de Fontainebleau, auxquelles s’ajoutent celles de la collection du MNAAG ainsi que de nombreux prêts issus du Louvre, du Musée des Arts décoratifs, du Musée Jacquemart-André, du Muséum d’Histoire naturelle…

Plus précieux que l’or aux yeux des chinois, le Jade jouit d’une attractivité sans pareil en Europe lorsque les jades orientaux font leur entrée dès le 17e siècle dans les collections royales françaises, comme en témoigne l’exceptionnelle coupe du cardinal Mazarin.

 

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Coupe dite « Mazarin »  Chine, Dynastie Ming (1368-1644), Jade

première moitié du 15 siècle, MNAAG, Paris,  © RMN-Grand Palais (musée Guimet, Paris) / Thierry Ollivier,

entrée dans les collections du cardinal de Mazarin entre 1653 et 1661; inv. après-décès de Mazarin, 1661, n° 454 ; collection de Louis XIV, n° 80 ; inventaire de 1791, n° 108, MR 204

La maison Cartier signe au début du 20e siècle un nouvel épisode de cet engouement parisien envers la Chine, hissant la haute joaillerie à son meilleur niveau de raffinement.

 

 

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Des bijoux d’exception sont arborés par les célébrités comme la comtesse et mécène Mona Bismarck, l’Américaine Barbara Hutton dont le collier constitué de 27 boules de jadéite impériale, serti de platine, d’or, de diamant et de rubis, est présenté dans l’exposition.

Impressionant tant par sa taille que par la délicatesse de ses gravures, le grand paravent de laque de Coromandel produit sous le règne de l’empereur Kangxi (1662 – 1722 ), mobilier très recherché par l’aristocratie européenne au 18e siècle. 

 

Infos pratiques

JADE, DES EMPEREURS À L’ART DÉCO 

MNAAG

19 OCTOBRE 2016 – 16 JANVIER 2017 

6, place d’Iéna, 75116 Paris

Métro : Iéna, Trocadéro, Boissière – Bus : n° 22, 30, 32, 63, 82

Horaires et réservations: Musée Guimet 

Plein tarif : 9,50 € Tarif réduit : 7 € 

 

L’ENFER SELON RODIN au Musée Rodin

 

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L’exposition L’Enfer selon Rodin invite le public à revivre la création d’une icône de l’art : La Porte de l’Enfer.

 

Plus de 170 œuvres – dont 60 dessins rarement présentés au public et de nombreuses sculptures restaurées pour l’exposition – plongeront les visiteurs dans l’histoire fascinante de ce chef-d’œuvre dont l’influence fut considérable dans l’évolution de la sculpture et des arts. Avec cette porte mystérieuse et imposante qui ne s’ouvre pas, Rodin offre une vision spectaculaire des Enfers, pleine de fièvre et de tourments.

 

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La Porte de l’Enfer est l’œuvre centrale de toute la carrière de Rodin.

 

Lorsque le sculpteur obtient en 1880 la commande de ce qui devait être une porte destinée au musée des arts décoratifs, il est un artiste encore peu connu.

Travaillant aussi bien la dimension architecturale de la Porte (bas-reliefs, pilastres, éléments décoratifs) que les personnages qui grouillent à sa surface, Rodin crée des formes inédites pour exprimer les passions humaines…

 

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Il se lance dans des recherches passionnées pendant près d’une décennie, s’inspirant d’abord de la Divine Comédie de Dante puis de plus en plus des Fleurs du Mal de Baudelaire.

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Les très nombreux groupes et figures de damné(e)s que Rodin dessine, modèle et assemble constituent un véritable répertoire de formes qu’il réutilise ensuite jusqu’à la fin de sa carrière, avec une inventivité toujours renouvelée.

La lecture de La Porte de l’Enfer éclaire toute l’œuvre de Rodin.

Infos pratiques :

L’Enfer selon Rodin – Musée Rodin de Paris

du 18 octobre 2016 au 22 janvier 2017

77 rue de varenne – 75007 paris – +33 (0)1 44 18 61 10

Horaires : ouvert tous les jours de 10 h à 17 h 45 (fermé le lundi)

accès aux collections permanentes, au jardin de sculptures et à l’exposition tarif plein 10 €- tarif réduit 7 €

Billet jardin de sculptures tarif plein 4 € tarif réduit 2 €

 

COLUCHE à l’HÔTEL DE VILLE

 

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L’Hôtel de Ville de Paris accueille l’exposition «Coluche» qui ouvrira au public l’univers inconnu de cet homme, cet amoureux de la vie menant à la fois sa carrière d’humoriste, de comédien, d’homme de médias ou de créateur des Restos du Cœur.Michel Colucci, dit Coluche, est certainement l’artiste comique de scène, de cinéma, de radio, de presse, de télévision, le plus populaire de la deuxième partie du XXe siècle en France. Celui qui voulait être clown devint bien davantage. Des planches à la scène politique, l’exposition met à l’honneur plus de 350 pièces dont la célèbre salopette et ses gants de boxe.

Au travers d’objets de son univers personnel, ses costumes, des photos, des vidéos et des témoignages, le visiteur découvrira la vie de cet homme unique, curieux et raffiné.

 

Infos pratiques

Coluche.

Du 6 octobre 2016 au 7 janvier 2017

Hôtel de Ville –salle Saint-Jean – 5 rue de Lobau (4e).

De 10h à 18h30 – Tous les jours sauf dimanches et jours fériés, dernière entrée à 17h30. Gratuit.
Seules les personnes détentrices d’une carte d’invalidité ou les femmes enceintes peuvent bénéficier d’un accès prioritaire (coupe-file).

Un cycle de projections «Les immanquables de Coluche» pour redécouvrir l’acteur est également diffusé au cinéma Les Fauvettes, 13e.

 

PICASSO – GIACOMETTI à l’Hôtel Salé

 

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 Du 4 octobre 2016 au 5 février 2017, le Musée Picasso présente la toute première exposition consacrée à l’œuvre de deux des plus grands artistes du XXe siècle : Pablo Picasso (1881-1973) et Alberto Giacometti (1901-1966).

 

 

Cette exposition inédite, qui occupera le rez-de-chaussée et le premier étage de l’hôtel Salé, réunit plus de 200 œuvres des deux maîtres provenant des riches collections du Musée Picasso et de la Fondation Giacometti, ainsi que des prêts de collections françaises et étrangères.

Organisée en 8 sections, l’exposition propose un parcours à la fois chronologique et thématique présentant les différents aspects de leur production artistique dans tous les médiums : peinture, sculpture, dessin.

Après avoir évoqué le cheminement des deux artistes de leurs œuvres de jeunesse jusqu’aux créations modernistes, elle montre les correspondances entre leurs œuvres, de l’influence des arts extra-occidentaux ou de celle du mouvement surréaliste au renouveau du réalisme dans la période d’après-guerre.

À côté d’œuvres emblématiques de chacun des artistes comme Paul en Arlequin (1924), Femme assise au fauteuil rouge (1932) et La Chèvre (1950) de Picasso ou Femme qui marche (1932), Cube (1933-1934) et Homme qui marche (1960) de Giacometti, sont présentés des plâtres rares et fragiles, des dessins dont certains inédits, et de nombreuses archives dévoilées pour la première fois.

 

Infos pratiques :

Picasso-Giacometti  

Hôtel Salé, niveaux 0 et 1

 4 octobre 2016 – 5 février 2017

Tous les jours du mardi au vendredi : 10h30 – 18h

(fermeture les lundis, le 25 décembre, le 1er janvier et le 1er mai).
Samedis, dimanches et Jours fériés : 9h30 -18h00.

En période de vacances scolaires (zone C), le Musée est ouvert du mardi au dimanche de 9h30 à 18h00.

Dernier accès à 17h15 (La fermeture des salles commence à 17h40)

Les 24 et 31 décembre, le musée fermera ses portes à 17h00 (fermeture des salles à 16h40).

TARIFS

 

MAGRITTE LA TRAHISON DES IMAGES au CENTRE POMPIDOU

 

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L’exposition Magritte. La trahison des images propose une approche à ce jour inédite de l’œuvre de l’artiste belge René Magritte.

Rassemblant les œuvres emblématiques, comme d’autres peu connues de l’artiste, provenant des plus importantes collections publiques et privées, l’exposition offre une lecture renouvelée de l’une des figures magistrales de l’art moderne.

canvas ff44aRené MAGRITTE – Le double secret © Georges Meguerditchian – Centre Pompidou, MNAM-CCI /Dist. RMN-GP © Adagp, Paris

 

Une centaine de tableaux, de dessins, et des documents d’archives, sont réunis pour offrir au public cette approche qui s’inscrit dans la ligne des monographies que le Centre Pompidou a consacré aux figures majeures de l‘art du 20e siècle : « Edward Munch. L’œil moderne », « Matisse. Paires et séries » et « Marcel Duchamp. La peinture, même ». L’exposition Magritte. La trahison des images explore un intérêt du peintre pour la philosophie, qui culmine, en 1973, avec Ceci n’est pas une pipe que publie Michel Foucault, fruit de ses échanges avec l’artiste.

 

Infos pratiques :

René Magritte La trahison des images
Galerie 2 – Centre Pompidou, Paris

21 septembre 2016 – 23 janvier 2017

Tous les jours (sauf mardi) de 11h à 21h

Nocturne jusqu’à 23h tous les jeudis soirs, et tous les lundis soirs à partir du lundi 3 octobre

Accès avec le billet Musée et expositions

 

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Crédits photos : Musée Rodin, ©bouchine pour Femmes références, Centre G.Pompidou, Hotel de ville de Paris, Musée Picasso, MNAAG