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Sur les traces de Simon, un sonneur de cornemuse médievale….

Par Samia A.
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Trolls et Légendes
Simon



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Avec son œil pétillant et son esprit bouillonnant, Simon est avant tout un troubadour de 26 ans qui explore le paysage musical avec son inséparable cornemuse médiévale. Saltimbanque, poète,  ce musicien  parcourt le monde avec son instrument fétiche et sillonne les routes des festivals pour enchanter les chemins bucoliques. Sa voix chaleureuse et puissante nous invite avec ferveur à découvrir l’ univers de la cornemuse médiévale parce que tout sonneur doit choisir son instrument en fonction de son type de jeu et de sa sonorité  à travers les 300 types qui existent à travers le monde.

C’est une rencontre humaine et atypique que nous offre ce jeune musicien. Alors si la perspective de vous sentir bouleversé par une cornemuse vous réveille un sourire, préparez vos deux oreilles…

 

Le mystère de la cornemuse médiévale

C’est l’âge de 17 ans que Simon décide d’apprendre la cornemuse au grand dam de ses parents. En effet, la cornemuse enchante ou elle exaspère entre le ouin-ouin, le cri du chat et le bruit. Autodidacte et fasciné par cet instrument, il décide néanmoins d’acheter une cornemuse médiévale sur internet. L’artiste débutant s’amuse à apprendre une heure par jour en regardant des vidéos et reste admiratif devant le positionnement des doigts sur ce mystérieux instrument et son gonflage de poche. Sans connaître le solfège, il se lance dans l’aventure et réussit avec brio son apprentissage. Avec engouement, il raconte que la cornemuse est supposée d’origine Nord-Africaine (Egypte). Des débris de cet instrument auraient été retrouvés dans les pyramides égyptiennes datées d’environ 3000 av. Jésus Christ. 

Le musicien connaît bien son univers et  nous emmène avec lui dans sa bulle sonore, bulles multiples d’ailleurs qui semblent éclater à chaque changement de son pour nous replacer dans une nouvelle bulle tout aussi confortable.

Trolls et Légendes


 
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La cornemuse, instrument voyageur…

Tout en bichonnant son biniou, c’est avec une belle énergie et une cadence irréprochable que Simon délaisse ses tuyaux pour chanter et il le fait tout aussi bien, notamment « au tralala », avec une voix bien timbrée. Il explique avec humour que la cornemuse médiévale tient du combat. Il s’agit de se tenir très droit et de faire remonter une colonne d’air quasiment depuis les adducteurs. Un dyslexique peut s’étouffer. Sortir la note par l’extrémité inférieure suppose de garder l’harmonie en La Mineur avec les trois bourdons du haut, de conserver la pression dans la poche en appuyant fermement avec le coude et en soufflant de façon semi-continue, tout en analysant le morceau mémorisé. Le cerveau est alors en hyperoxygénation. Il avoue avec fierté que ses cornemuses sont en poirier ou en érable et l’ébène pour le chalumeau que l’on appelle flûte de l’instrument. C’est l’instrument à vent dont le son est produit par une anche double, ce sont deux « palettes » de roseau à l’origine, mais de plastique principalement maintenant, fixées sur un petit tube en cuivre et qui, lors de la pression de l’instrument, se mettent à vibrer et font vibrer la colonne d’air contenue dans le cuivret.

Avec fair-play, Simon annonce que la cornemuse a trois exigences. Il faut savoir jouer huit notes à la seconde, compter sept années pour obtenir un niveau correct et être capable de boire sept litres de bière le jour du concert !
Simon est fier aujourd’hui de savoir jouer ces huit notes et de boire ses sept litres de bière !

 

Sur le devant de la scène

Après deux ans d’apprentissage, Simon intègre un orchestre de musique médiévale et il vagabonde à travers toute la Belgique, de fêtes médiévales en fêtes médiévales. Dans une ambiance plaisante et chaleureuse. Simon vit de ses voyages qui ont des airs de magie et décident de créer son propre groupe. C’est ainsi qu’en 2012, Acus Vacuum prend naissance avec des musiciens aguerris : deux percussionnistes, un second sonneur et une danseuse pour enjoliver l’atmosphère. La sauce prend rapidement. Très vite, les idées fusent, des adaptations de musiques anciennes, de compositions originales et l’alchimie de la musique fait le reste. C’est donc à chaque fois un spectacle à part entière, composé de musiques traditionnelles et d’innovations délirantes, d’ambiance de taverne médiévale ou encore de ripailles païennes que le groupe propose.

La preuve en vidéo : 

Entre humour et autodérision, Acus Vacuum a relevé avec brio le défi. Le groupe émoustille avec talent un public devenu fidèle, charmé, hypnotisé par leurs inspirations et dépoussière les festivals médiévaux et de métal en France, en Belgique et en Hollande.

 

Aujourd’hui, Simon fabrique ses propres cornemuses médiévales personnelles et pour d’autres musiciens et promeut cet instrument à travers le monde. Le coût varie entre 800 euros et 4000 euros.Ce jeune musicien se plaît à dire que la musique n’a ni d’âge, ni de pays, c’est ce qui unit tout le monde depuis la nuit des temps.
On ne peut que souhaiter qu’une réussite dans sa quête d’élévation, d’évasion et de musique !

Oyez, Oyez, Chevaliers, gueux et galantes demoiselles en pagaille, si vous souhaitez les écouter ou les suivre, retrouvez les sur leur page facebook !

 

Crédits photos : Studio Beerens/C.A.W. Photos/Ameil