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Lueur de nuit de O.G. Boiscommun Editions Glénat

Par Sid-Ahmed Bachiri
Modifié le
Lecture: 2 minutes
Glénat
© DepositPhotos

Glénat
Lueur de nuit



Trois jeunes orphelins, Martin, Gabrielle et Emilie, poursuivis pour avoir dérobé une miche de pain, trouvent refuge dans une mystérieuse et sordide abbaye.

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Bloqués à l’intérieur ils découvrent un autre enfant, seul et visiblement traumatisé.
Ce dernier tient dans sa main une chandelle qui, quand il l’allume, fait apparaitre les silhouettes de ses parents décédés et provoque d’étranges phénomènes…


Mon avis :

Passée une sublime couverture, on entre dans un univers très beau, un des atouts principal de l’album résidant dans son dessin et sa mise en couleur. Tout est réalisé en couleur directe ce qui renforce encore plus l’ambiance. Il fallait pour cette histoire fantastique cette atmosphère très particulière pour coller aux propos.

La BD « Lueur de nuit » est donc un bel ensemble entre une histoire touchante, bien construite et un style graphique très élégant.

Les péripéties de ces trois orphelins et de cet enfant mystérieux qui semble vivre dans cette abbaye est pleine de tendresse mais aussi de tristesse.

Les enfants sont attachants. Ce sont des enfants de la rue qui doivent se débrouiller par eux-même pour survivre. Leur vie, déjà pas simple, va se compliquer en entrant dans cette vieille bâtisse. Submergés par des phénomènes qu’ils ne comprennent pas et qui les menacent, ils vont devoir faire front pour s’en sortir et surtout pour comprendre l’être qui s’en prend à eux.



O.G. Boiscommun utilise à merveille les codes de l’enfance, il se dégage de son histoire une mélancolie qui ne tombe jamais dans la mièvrerie.

Le sujet a beau être fantastique, les réactions des personnages restent réalistes face à cette adversité. D’ailleurs peut-être un peu trop réaliste dans les dialogues, ces enfants des rues parlant un argot des rues parfois dur à comprendre.

Un mot sur la bande dessinée « Lueur de nuit » en elle-même.

J’aime quand je peux voir un peu du travail préparatoire du dessinateur, voir les essais, les crayonnés. Glénat a eu la judicieuse idée de rajouter un cahier graphique de huit pages en fin d’album.
On y trouve des esquisses, des études sur les attitudes des personnages… C’est un vrai plus qui vient enrichir la lecture.

« Lueur de nuit » est un beau récit, une parenthèse divertissante dans la journée. Un conte réussi et efficace dans un bel environnement graphique. Il est très agréable de traverser cet univers singulier tout au long de cet excellent one shot.


Ma note : 7,5/10

Lueur planche

crédits photo : Glénat