...

#MonKOmbat contre le cancer du sein

Par Aïda B.
Modifié le
Lecture: 4 minutes
mon combat contre le cancer du sein
© DepositPhotos

A l’occasion de octobre Rose, mois consacré à la campagne de prévention et du dépistage du cancer du sein, nous avons rencontré Zora atteinte par cette maladie. Elle nous fait part de son quotidien et de son parcours. La campagne contre le cancer du sein peut se faire sous forme de témoignages sur les réseaux sociaux, de prévention dans les centres de soins ou par les principaux acteurs de la santé (médecins, laboratoires médicales et R&D…).



Afficher le sommaire Masquer le sommaire

Témoignage: Zora, en rémission après un cancer du sein

Femme Magazine – Qui es-tu?

Zora – Je suis maman de 3 enfants et je travaille en région parisienne en tant que technicienne en informatique.

FM – Quel est en quelques mots ton parcours dans cette maladie?

Zora – J’ai subi une ablation du sein en 2016. Cela fait 2 ans maintenant. J’ai réalisé une mammographie puis une biopsie car  une tumeur a été détectée. Et comme la taille de ma tumeur était supérieure à 2,5 cm alors les médecins et chirurgiens  oncologues ont préféré pratiquer une mastectomie, ablation totale du sein donc.

FM – Tu peux nous en dire un peu plus sur les traitements, l’opération et les inconvénients (si cela n’est pas trop indiscret)?

Zora – Donc le jour de l’ablation il y a eu la pose du cathéter. Puis 3 semaines après première chimio. 6 curés toutes les 3 semaines. Puis 35 séances de radiothérapie du lundi au samedi. Après toutes ces misères on a pu dire que j’étais en rémission. Pour éviter une récidive on m’a mis sous .hormonothérapie. Les avis divergent beaucoup sur son efficacité. Beaucoup de femmes ne veulent pas le prendre. C’est un médoc qui est selon les patientes handicapant. Beaucoup d’effets secondaires pour moi. Douleurs musculaires prises de poids tendinites à répétition, fatigues… Et j’ai oublié de mentionner l’application d’une crème cicatrisante sur la partie amputée de ma poitrine.

FM – Qu’est ce qui t’as dérangé dans un premier temps lors de tes traitements?

Zora – Lorsque l’on est en rémission, tous les 3 trois mois j’ai dû faire des échographies et radios thoraciques assez fréquemment. Donc il faut consacrer pas mal de temps et ainsi bien s’organiser, surtout lorsqu’on est mono parental pour s’occuper de la famille.
J’ai aussi perdu tous mes cheveux mes ongles furent abîmés par les séances de  chimiothérapie. Ma féminité en a pris un sacré coup psychologiquement en plus de perdre une partie de ma poitrine. Un vrai choc au niveau esthétique!



Il faut réapprendre des gestes quotidiens et s’adapter à la perte de cette partie qui devient « fantôme ». Un exemple simple est le déséquilibre dans l’eau lorsque je nage.
Côté relationnel, souvent, chaque femme atteinte de ce mal du siècle est en colère contre les personnes qui nous disent que ça se guérit bien. Il y a encore trop de décès et de souffrance à mon avis.

FM – Quel est ton quotidien en famille et dans ton métier?

Zora – Pour mon job, je suis à mi-temps car je suis assez épuisée mais je dois gagner de l’argent pour subvenir aux besoins de mes jeunes enfants. Le reste de mes journées me sert soit à me reposer soit à me rendre aux RDV médicaux (kiné ou médecin).
Mes enfants ont combattu la maladie à mes côtés.  Chacun d’eaux a réagi différemment. Aujourd’hui ils sont protecteurs, limite les rôles maman/enfants sont inversés. Chacun va m aider dans les tâches ménagères par exemple.
Je suis membre d’un groupe fermé sur Facebook, réservé qu’aux femmes atteintes de ce cancer. On se confie, on échange, on conseille de manière pratique… Je sais qu’il existe pas mal de groupes fr parole, de sites comme La Chaîne Rose avec le htag #MonKOmbat qui mènent des campagnes de sensibilisation et de solidarité.

Le cancer du sein en chiffres chez la femme

Le cancer du sein est à la fois le plus meurtrier et le plus fréquent chez la femme. Mais le taux de mortalité a tendance à diminuer grâce à des campagnes de dépistage et d’information médiatisées et une prise en main de plus en plus tôt de la maladie. Le taux de survie nette à 5 ans est de 87 %.

  • 58 968 nouveaux cas de cancer du sein en France métropolitaine en 2017
  • Diminution du taux d’incidence : -1,5 par an en moyenne entre 2005 et 2012
  • 11 883 décès estimés en 2017
  • Âge médian au moment du décès : 73 ans (chiffre 2015)
  • Diminution du taux de mortalité : -1,5 par an en moyenne entre 2005 et 2012
  • Survie nette standardisée sur l’âge à 5 ans : 87 % ; à 10 ans : 76
  • 75% des cancers du sein se déclarent après 50 ans
  • Âge moyen au diagnostic environ à 61 ans